Le président de l'Ordre des kinésithérapeutes, António Lopes, a participé ce mardi, par vidéoconférence, à une audition parlementaire de la 5e commission permanente spécialisée dans la santé et la protection civile de l'Assemblée législative de la région autonome de Madère.
L'audition a porté sur les modifications apportées par les arrêtés n° 190/2026 et 191/2026, du 30 avril, aux procédures d'orientation et de prescription des soins de médecine physique et de réadaptation.
L'intervention de l'Ordre des kinésithérapeutes fait suite au suivi mené sur cette question, notamment à la suite des réunions institutionnelles qui se sont tenues dans la région autonome de Madère, les 11 et 12 juin, avec le Secrétariat régional de la santé et de la protection civile ainsi qu’avec divers groupes parlementaires.
Lors de l'audition, le président de l'Ordre a réaffirmé la position de l'Ordre des kinésithérapeutes quant à la nécessité de garantir une prise en charge kinésithérapeutique plus accessible, mieux adaptée et centrée sur les besoins des usagers, en valorisant l'autonomie technico-scientifique des kinésithérapeutes et leur contribution au système de santé.
Il a également souligné que, dans le cadre juridique actuel, les services de kinésithérapie peuvent et doivent être prescrits par tout médecin, quelle que soit sa spécialité, les kinésithérapeutes étant responsables de la conception, de la planification, de la mise en œuvre, de l'évaluation et de l'ajustement de leur intervention.
Des inquiétudes ont également été exprimées quant à l'abandon du modèle précédemment en vigueur dans la région autonome de Madère, qui permettait à des médecins de diverses spécialités d'orienter leurs patients vers des kinésithérapeutes, car cela constituait un recul par rapport à l'évolution des modèles de prestation de soins et à l'utilisation rationnelle des ressources humaines existantes.
Parmi les préoccupations soulevées figuraient également le risque de duplication des consultations médicales, la perte éventuelle du droit au remboursement des frais de santé et les répercussions cliniques, sociales et économiques du report du début des traitements.
L'Ordre continuera à suivre l'évolution de cette question, en collaboration avec la Direction régionale de Madère et les autorités compétentes, tout en restant disposé à contribuer à la mise en place de solutions visant à améliorer l'accès de la population aux soins de kinésithérapie.